Renoncement aux soins et aux aides techniques et sociales

Nous constatons un bon nombre de personnes qui renonce aux soins car des dépassements importants sont demandés.

Environ 40 % des spécialistes exercent en secteur 2 (honoraires libres)

(dermatologie, chirurgie, gynécologie, ophtalmologie..)

Les jeunes spécialistes qui s’installent choisissent massivement le secteur 2.

Il faudrait rajouter les délais d’attente pour consulter un spécialiste qui peuvent  atteindre parfois près de 10 mois, voire un an pour les ophtalmologistes dans certains départements.

Il en est de même pour passer une IRM dont le délai moyen d’attente est d’environ 40 jours et va croissant chaque année.

Nombre de spécialistes et de généralistes ne sont plus en mesure d’accepter de nouveaux patients?

Cela va être de plus en plus dur pour les personnes à faible revenu.

Combien de personnes ayant fait une demande de PCH (aides techniques, aménagement logement ou véhicule, renoncent car le RAC (Reste à Charge) est trop important.

Il est parfois difficile, voire impossible de régler un fauteuil roulant électrique au vu du RAC qui peut dépasser les 10 000 même en étant passé devant le Fond Départemental de Compensation lorsque celui-ci existe.

Au niveau des aides sociales :

  • Près de 36 % des ayant droit ne demandent pas le RSA.

  • Pour la CMU, c’est autour des 30 %.

  • Pour l’APA c’est environ 44 % des personnes éligibles.

  • Pour l’ACS, nombre de personnes n’en font pas la demande.

  • Concernant les allocation familiales on observe un recul de demande de près de 10 % soit environ 30 % des personnes ayant droit.

  • Il y avait le cumul AAH et pension d’invalidité pour les travailleurs handicapés qui avait été ouvert en octobre 2016 qui aurait pu concerner 200 000 personnes, mais c’est seulement 10 000 personnes qui en ont bénéficié.

Il y a aussi toutes les autres aides sociales auxquelles ces personnes auraient doit et qui ne les demandent pas.

  • (Portages des repas, aides ménagères..)

 

Est-ce un manque d’information, un reste à charge trop important, la peur de faire savoir leurs difficultés, complexité des dossiers, le délai d’attente, la récupération sur la successions pour les aides récupérables….???

Au total c’est environ le 1/3 des personnes qui n’accèdent pas ou renoncent à ce dont elles ont droit (soins, aides,…).

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