Les directives anticipées

Les directives anticipées permettent, en cas de maladie grave, de faire connaître les souhaits sur votre fin de vie, et en particulier :

  • Limiter ou arrêter les traitements en cours
  • Etre transféré en réanimation
  • Etre mis sous respiration artificielle
  • Subir une intervention chirurgicale
  • Etre soulagé de ses souffrances même si cela peut amener au décès

Elles s’imposent au médecin pour toute décision d’investigation, d’intervention ou de traitement, Sauf: en cas d’urgence vitale ou lorsque les directives anticipées apparaissent manifestement inappropriées ou non conforme à la situation médicale.

Dans ce cas, le médecin traitant doit rendre sa décision à l’issue d’une procédure collégiale inscrite dans le dossier médical et en avertir la personne de confiance ou, à défaut, la famille ou des proches.

Les directives anticipées peuvent être rédigées par toute personne majeure.

La personne majeure sous tutelle peut rédiger des directives anticipées avec l’autorisation du juge ou du conseil de famille, s’il existe.

Le conseil de famille est composé de personnes nommées par le juge des tutelles et est chargé de défendre les intérêts de la personne sous tutelle.

Elles ont une durée illimitée mais peuvent être modifiées ou annulées à tout moment.

Elles doivent prendre la forme d’un document écrit sur papier libre ou sur un modèle prévu par la loi et doit comporter :

  • Le nom et prénom, la date et lieu de naissance de la personne concernée.
  • Les volontés de sa fin de vie  (poursuite, limitation, arrêt ou refus de traitement et d’actes médicaux).

Plus d’infos et modèles :

social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/fichedirectivesanticipe_es_10p_exev2.pdf

  • Vous pouvez également vous aider d’un modèle pour modifier ou annuler vos directives anticipées.
  • Pour modifier vos directives anticipées, il suffit d’en rédiger de nouvelles et demander (au médecin, à l’hôpital ou à l’établissement) qui les a conservées de les remplacer par les nouvelles.
  • En cas d’ enregistrement sur le dossier médical partagé, c’est le dernier document qui sera pris en compte.
  • Si la personne est en état d’exprimer sa volonté, mais plus en mesure d’écrire il est possible de faire appel à 2 témoins dont la personne de confiance, si celle-ci a été désignée.
  • Ces 2 témoins indiquent leur nom et leur qualité (personne de confiance, médecin, lien familial…)

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