CLAN (Comité de liaison en alimentation et nutrition)

Le Comité de Liaison en Alimentation et Nutrition n’est pas une instance prévue par le code de la santé publique.

Même s’il n’est pas obligatoire, la circulaire du 29 mars 2002 invite les établissements à le mettre en place.

La composition du CLAN, les conditions de son fonctionnement, les modalités de nomination de ses membres et la durée de leurs mandats sont fixées par le conseil de surveillance de l’établissement.

C’est une structure consultative, participative en donnant des avis ou en faisant des propositions :

  • Pour l’amélioration de la prise en charge nutritionnelle des malades.
  • Pour l’amélioration de la qualité de l’ensemble de la prestation alimentation- nutrition.
  • En fonction des besoins préalablement identifiés, il impulse des actions adaptées à l’établissement pour mettre en place des actions pouvant porter sur l’alimentation ou la nutrition.

Il s’assure de l’état des besoins de l’établissement par un bilan de l’existant en matière de structures, moyens en matériels et en personnels, et de l’évaluation des pratiques professionnelles dans le domaine de l’alimentation et de la nutrition.

Il organise également des actions de formation ou d’information destinées au personnel de l’établissement, en fonction des actions prioritaires déterminées pour l’année en cours.

Une programmation annuelle de ces actions est à élaborer en cohérence avec les autres objectifs de l’établissement afin de permettre d’améliorer la prise en charge nutritionnelle des patients et des résidents en évaluant leur état nutritionnel et en coordonnant les actions des professionnels de l’alimentation et de la nutrition

Il identifie et signale les acteurs et les rôles de chacun dans la prise en charge des pathologies nutritionnelles

Alimentation et hospitalisation :

L’alimentation et l’hôtellerie, à l’hôpital sont souvent considérés comme une prestation annexe par rapport à l’activité noble de l’hôpital qui serait l’activité de soins.

L’alimentation fait partie intégrante du soin et est si cruciale qu’on parle de «risque nutritionnel» à l’hôpital.

Il y a :

L’aspect physique :

  • Le besoin physique primaire lié à la maladie et à la capacité de l’organisme à lutter pour recouvrer la santé.
  • La qualité de la nourriture servie.
  • Le respect de l’hygiène dans la chaîne alimentaire.

L’aspect psychologique :

  • L’appétit que l’on considère comme un signe de santé,
  • Une dimension culturelle ( repas pris en commun, les habitudes alimentaires , etc…)

L’hôpital souffrant souvent d’un cloisonnement des différents services et fonctions, le CLAN peut permettre à tous les intervenant autour de la nourriture à se mobiliser:

  • Les logisticiens, pour l’organisation.
  • Le service des achats, pour l’approvisionnement.
  • Les cuisiniers, les personnels de service.
  • Autres.

La dénutrition est un état pathologique lié à un déficit d’apport en protéines et en énergie par rapport aux besoins.

Le personnel hospitalier doit vérifier que, lors de l’admission, les patients soient pesés et mesurés dans chaque service et régulièrement durant leur séjour.

Le calcul de l’indice de masse corporelle doit figurer dans le dossier du patient et être vérifié régulièrement.

Les quantités de nourriture sont souvent standardisées et Il faut pouvoir les adapter en fonction des personnes.

Les patients dînent souvent très tôt (18h30) et le petit déjeuner est servi vers (9h00) et cela amène à une durée de jeûne de plus de 12h00

Qui n’a pas été rebuté par les repas servis en établissements?

En conclusion : « une bonne nourriture amène à une guérison plus rapide »

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